L'IPOA dit avoir reçu 87 plaintes contre la police depuis qu'un couvre-feu nocturne a été instauré le 27 mars, de même que d'autres mesures sécuritaires."Après enquêtes préliminaires, 15 morts et 31 incidents menant à des blessures ont été directement liés à des actions d'officiers de police dans le cadre du maintien du couvre-feu", selon le communiqué.Les plaintes comprennent des morts, des tirs, du harcèlement, des vols, des traitements inhumains et des agressions sexuelles, indique l'IPOA. La police kényane est régulièrement accusée par les groupes de défense des droits d'utilisation excessive de la force et d'exécutions extrajudiciaires, notamment dans les quartiers pauvres.En avril, Human Rights Watch (HRW) avait accusé la police d'imposer le couvre-feu "de manière chaotique et violente, depuis le début", parfois en fouettant, en battant ou en utilisant des gaz lacrymogènes pour forcer les gens à quitter les rues. L'organisation avait notamment cité le cas d'un garçon de 13 ans décédé à Nairobi le 31 mars après avoir été victime d'un tir alors qu'il se tenait sur son balcon et que, dans la rue en contrebas, les policiers forçaient des habitants à rentrer chez eux. HRW évoquait également un vendeur de tomates mort à Kakamega, dans l'ouest du pays, après avoir été touché par une cartouche de gaz lacrymogène. "La violence policière n'est pas seulement illégale, elle est également contreproductive dans le combat contre la propagation du virus", déclarait l'organisation.
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