Le premier cas est une adolescente de 16 ans du camp d'Adi-Harush, qui s'est rendue fin mai dans un monastère grec-orthodoxe et est tombée malade peu après son retour, a indiqué ce responsable de la région du Tigré (nord), Samuel Aregay.Elle a été testée positive vendredi, ainsi que deux autres réfugiés mardi, a-t-il ajouté.Les habitants du camp "vivent tout près les uns des autres, à cinq ou six dans de toutes petites chambres. C'est une zone à haut risque" de contamination, a-t-il souligné.Ce camp compte officiellement près de 34.000 résidents, sur près de 100.000 réfugiés érythréens répartis dans quatre camps du Tigré, pour un total de plus de 170.000 dans tout le pays, selon l'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR),Des responsables du ministère de la Santé à Addis Abeba, ont dit ne pas être en mesure de confirmer ces cas, qui ne figurent pas dans leur bilans quotidiens.L'Ethiopie, qui a enregistré ses premiers cas de Covid-19 à la mi-mars, n'en compte officiellement à ce jour que 2.336, dont 32 morts, mais plus de la moitié de ces cas ont été recensés dans les dix derniers jours.Une guerre frontalière qui a éclaté en 1998 entre l'Éthiopie et l'Érythrée a fait des dizaines de milliers de morts. Le président érythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ont conclu un accord de paix surprise en 2018, mais aucun signe de réforme politique n'a été observé en Érythrée depuis, et les demandeurs d'asile continuent d'affluer en Éthiopie, en franchissant la frontière entre les deux pays.
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