Les voisins du Mali prônent un gouvernement d'union nationale et des élections partielles

Infos. Une mission de bons offices d'Etats d'Afrique de l'Ouest a prôné vendredi la mise en place au Mali d'un gouvernement d'union nationale et l'organisation de législatives partielles pour apaiser les tensions, après une nouvelle manifestation de l'opposition pour réclamer le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Les voisins du Mali prônent un gouvernement d'union nationale et des élections partielles
La Cour constitutionnelle malienne a inversé fin avril une trentaine de résultats proclamés des législatives de mars-avril, dont une dizaine au profit de candidats du parti présidentiel, exacerbant les frustrations d'une population déjà éreintée par des années de guerre contre le jihadisme.La mission ministérielle de la Cédéao, qui a rencontré jeudi et vendredi les principaux acteurs politiques maliens, a relevé dans un communiqué publié dans la soirée que cet arrêt de la Cour constitutionnelle était "à la base de la crispation socio-politique actuelle".La mission de la Cédéao, composée des chefs de la diplomatie du Niger, du Nigeria et de la Côte d'Ivoire, "invite" donc le gouvernement à "reconsidérer les résultats de toutes les circonscriptions" ayant fait l'objet d'une telle révision, qui avait particulièrement exaspéré l'opposition."De nouvelles élections partielles pour les circonscriptions concernées devraient être organisées dans les meilleurs délais", estiment les envoyés de l'organisation régionale.Ils soulignent en outre la "nécessité" de mettre en place un "gouvernement consensuel d'union nationale", une option à laquelle le président Keïta a récemment ouvert la voie.Outre le départ du chef de l'Etat, la contestation, menée par une coalition hétéroclite composée de responsables religieux et des personnalités de la société civile comme du monde politique, réclamait la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa Danioko.Cette dernière n'a jusqu'ici pas cédé mais quatre des neuf membres de la haute juridiction ont présenté vendredi leur démission, selon des sources judiciaires proche de la Cour constitutionnelle. Avec ces démissions et le décès d'un de ses membres début juin, la Cour ne compte plus que quatre conseillers.

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