"Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de ces jeunes patriotes", a dénoncé Fulbert Attisso, un responsable du mouvement lors d'une conférence presse.Onze d'entre eux ont été jugés après un procès sommaire dans les locaux de la gendarmerie le 1er juin, en l'absence de leur avocat et privés de leurs droits de défense. Ils ont été condamné à un an de prison, assorti de huit mois de sursis pour "flagrant délit, rébellion et complicité de rébellion".Les cinq autres sont restés à Lomé, et sont toujours dans la salle d'attente de la prison civile, selon leurs représentants.Selon l'opposition, "les circonstances de leur procès expédié en catimini", sans que les médias, la partie civile ou les responsables de leur parti n'en aient été informés, "témoignent de la partialité du tribunal qui a examiné leur cause".L'opposant togolais Agbéyomé Kodjo, arrivé deuxième à la présidentielle de février derrière le sortant Faure Gnassingbé, est placé sous contrôle judiciaire depuis le 24 avril, après avoir passé quatre jours à la gendarmerie nationale.M. Kodjo, qui a obtenu 19,46% des suffrages le 22 février, contre 70,78% à Faure Gnassingbé, selon les résultats officiels, a toujours contesté ces résultats.M. Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui avait lui-même dirigé le Togo d'une main de fer pendant 38 ans.Par ailleurs, le journal Panorama, bi-mensuel proche de l'opposition, a été suspendu mercredi par la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) pour diffamation, après la publication d'un article intitulé: "Togo, 15 ans sous Faure Gnassingbé. Saga des crimes non élucidés".
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