La semaine dernière, des hommes armés non identifiés ont tué trois agriculteurs près de la ville de Nertiti, située au Darfour-Centre, provoquant la colère des habitants qui dénoncent l'insécurité sévissant dans la région."Nous sommes ici depuis quatre jours et nous continuerons de manifester jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites", a affirmé à l'AFP Adam Haroun, l'un des manifestants installés devant des bâtiments gouvernementaux à Nertiti.Mohamed Eissa, un autre protestataire, a dénoncé l'inaction des forces de sécurité, affirmant qu'"ils n'assument pas leur rôle pour protéger la région des gangs".Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a affirmé vendredi qu'une délégation gouvernementale visiterait la région pour répondre aux demandes des manifestants."Les revendications de notre peuple à Nertiti au Darfour-Centre sont justes et légitimes", a estimé le Premier ministre sur Twitter.Selon l'ONU, le conflit au Darfour entre forces gouvernementales et rebelles --issus de minorités ethniques s'estimant marginalisées par le pouvoir central du président d'alors, Omar el-Béchir--, a fait depuis 2003 environ 300.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés.M. Béchir a été destitué en avril 2019 par l'armée après des mois de manifestations massives.En prison depuis décembre pour corruption, l'ex-président et plusieurs anciens responsables sont sous le coup de mandats d'arrêts internationaux pour "crimes de guerre", "génocide" ou "épuration ethnique" au Darfour.ab-mz/on/all
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