Le Groupe de plaidoyer et d'actions pour une transparence électorale (GPATE), qui regroupe plusieurs ONG ivoiriennes, "invite le gouvernement ivoirien à considérer cet arrêt non pas comme un désaveu, mais comme une opportunité pour que, dans un ultime sursaut, soit repris le dialogue politique autour de la composition, du mandat et du statut (...) de la Commission électorale indépendante (CEI)".Les ONG militant pour la transparence électorale ont insisté sur "une décision (de la Cour) qui est sans équivoque sur le déséquilibre et le manque de légitimité de la CEI", soulignant que le dialogue "est possible et indispensable pour des élections crédibles, transparentes et apaisées en Côte d'Ivoire".Mercredi, la Cour africaine des droits de l'Homme (CADH), qui avait été saisie par l'opposition ivoirienne, avait souligné "un déséquilibre manifeste du nombre de présidences des Commissions électorales locales" contrôlées "par le parti au pouvoir".L'arrêt demande au gouvernement "de prendre les mesures nécessaires pour garantir que de nouvelles élections (...) soient organisées aux niveaux locaux".Toutefois, la Cour souligne que "les requérants n'ont pas établi que l'organe électoral créé par l'État défendeur est composé de membres qui ne sont ni indépendants ni impartiaux (...). L'examen du processus de réforme n'a révélé rien de tel". La Cour avait rendu en 2016 un arrêt jugeant l'ancienne CEI déséquilibrée et intimant au gouvernement ivoirien de la réformer. Ce que le gouvernement a fait. C'est cette réforme qui est en question. L'opposition ivoirienne dirigée par le PDCI-RDA, avait à son tour saisi en août la Cour africaine après avoir été déboutée par le Conseil constitutionnel ivoirien sur la réforme de la CEI qui, selon elle, ne garantissait pas l'indépendance et l'impartialité de cet organe chargé d'organiser les élections.La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne. Elle avait fait plus de 3.000 morts après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat Alassane Ouattara.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.