"Nous, militants du CDP, désignons et investissons le camarade Eddie candidat à l'élection présidentielle du 22 novembre", a déclaré le premier vice-président du parti, Achille Tapsoba, lisant une résolution adoptée à l'issue du congrès qui a réuni plusieurs milliers de militants au palais des sports de Ouagadougou."Le CDP est de retour, présent et prêt pour la conquête du pouvoir", a lancé Eddie Komboïgo, 56 ans, se réjouissant d'une mobilisation qu'il a qualifiée de "démonstration de force", avant de rendre hommage à l'ancien président Blaise Compaoré, fondateur du parti, renversé par une insurrection populaire en 2014 après 27 ans de règne.Expert-comptable qui a fait fortune à la tête d'un cabinet d'audit, député, Eddie Komboïgo préside le CDP depuis 2015. Mais il ne comptait pas parmi les barons du parti du temps où il régnait sans partage, contrairement à nombre de leaders politiques burkinabè actuels, comme le président Roch Kaboré.Déjà prétendant à la présidentielle de 2015, Eddie Komboïgo avait vu sa candidature rejetée en vertu d'une loi excluant les proches de Compaoré qui avaient soutenu son projet de modification de la Constitution pour se maintenir au pouvoir, projet qui avait finalement causé sa chute.Selon Boubacar Sanou, président du comité d'organisation du congrès, la candidature de M. Komboïgo a été validée par Blaise Compaoré, président d'honneur du CDP, qui vit en exil en Côte d'Ivoire, et dont des posters géants ornaient la salle du congrès, tandis que des gadgets à son effigie s'arrachaient auprès des militants.Lors du scrutin présidentiel, Eddie Komboïgo sera opposé au président Roch Marc Christian Kaboré, qui brigue un deuxième mandat, et au chef de file de l'opposition Zéphirin Diabré, investi samedi par son parti, l'Union pour le progrès et le changement (UPC).Ce dernier, présent au congrès du CDP ce dimanche, a appelé à s'unir contre le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), annonçant la signature prochaine d'un accord entre partis de l'opposition pour se rassembler en cas de second tour pour un "combat commun".Pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso est entrainé depuis cinq ans dans une spirale de violences jihadistes, que le pouvoir est incapable d'enrayer, ayant fait au moins 1.100 morts et contraint près d'un million de personnes à fuir leurs foyers.
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