"J'ai été reçu ce matin par le chargé d'affaire de l'ambassade de RDC en France. Il m'a signifié solennellement (...) que mon visa a été refusé, faute pour moi de pouvoir prouver qu'un accord bilatéral entre nos deux pays m'autoriserait à plaider à Kinshasa", a écrit Me Pierre-Olivier Sur."Mais peu importe le droit. Ici, c'est de non droit qu'il s'agit, et la chute vertigineuse - par la justice - d'un grand pays d'Afrique", a-t-il ajouté dans cette lettre adressée à M. Kamerhe et transmise à la presse."Alors, quoiqu'il arrive désormais, votre procès n'en est plus un. Et peu importe l'arrêt qui sera rendu", a noté Me Sur.Ex-président de l'Assemblée nationale, M. Kamerhe, 61 ans, s'était désisté en faveur de l'actuel chef de l'État Félix Tshisekedi lors de la campagne électorale fin 2018.Directeur de cabinet et principal allié du président, il a été arrêté le 8 avril à Kinshasa et condamné à 20 ans de prison pour le détournement d'environ 50 millions de dollars.M. Kamerhe n'a cessé de clamer son innocence et ses avocats ont dénoncé une "justice expéditive".Son procès en appel, initialement prévu le 24 juillet, a été renvoyé au 7 août.Le 27 juillet, la justice a rejeté pour la septième fois consécutive sa demande de libération provisoire, tandis que ses avocats congolais s'inquiétaient de sa santé en prison. La "santé de M. Kamerhe n'est pas bonne. Il a des complications chroniques, et en cette période de Covid-19, nous avons des craintes" pour sa vie, avait déclaré à l'AFP Me Jean-Marie Kabengela.En RDC, les partisans de M. Kamerhe dénoncent un "procès politique".
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