Centrafrique: un chef de groupe armé rebelle placé sous sanctions de l'ONU

Infos. Le Conseil de sécurité de l'ONU a ajouté mercredi à sa liste de personnes sanctionnées en Centrafrique le chef d'un des principaux groupes armés qui étend son influence dans l'Ouest de ce pays en proie à la violence depuis 7 ans, selon un commmuniqué de l'ONU.

Centrafrique: un chef de groupe armé rebelle placé sous sanctions de l'ONU
Bi Sidi Souleman, connu sous le pseudonyme de Sidiki Abbas, dirige la milice Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), très présente dans l'Ouest et le Nord-Ouest de la République centrafricaine. Il a été inscrit sur la "liste d'individus et d'entités visés par des sanctions" de l'ONU (gel d'avoirs, interdiction de voyages), indique ce communiqué.Le groupe 3R "a tué, torturé, violé et déplacé des civils, s'est livré au trafic d'armes, à des activités de taxation illégales et s'est engagée dans une guerre avec d'autres milices depuis sa création en 2015", ajoute l'ONU. "Bi Sidi Souleman lui-même a également participé à des actes de torture".Le trésor américain a annoncé vendredi appliquer immédiatement le gel des avoirs de Sidiki Abbas sur son territoire. Le groupe 3R faisait initialement partie des 14 groupes armés ayant signé le 6 février 2019 un accord de paix avec le gouvernement. En mai 2019, au moins 34 civils avaient été tués par ses éléments, dans le nord-ouest du pays. Quatre mois plus tard, Sidiki Abass annonçait sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu'il occupait dans le cadre de l'accord de paix.Début juin, le groupe avait annoncé suspendre sa participation à l'accord de paix. Peu après, la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), déployée depuis 2014, a déclenché une opération militaire pour contrer l'expansion de ce groupe. Mi-juillet, un casque bleu avait été tué dans une attaque perpétrée par ce groupe, et deux autres blessés. Une semaine plus tard, la Minusca avait affirmé avoir tué trois de ses combattants alors qu'elle était de nouveau attaquée. A quelques mois d'une élection présidentielle à haut risque, prévue en décembre, et malgré l'accord signé en février 2019, la Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices, et le gouvernement ne contrôle qu'une petite partie du territoire.Le pays est plongé dans le chaos depuis l'éviction en 2013 du pouvoir de l'ancien président François Bozizé, renversé par une coalition de groupes rebelles, la Séléka.Ce coup d'Etat avait fait basculer ce pays pauvre dans une spirale infernale de violences, marquée par de sanglants affrontements communautaires entre la Séléka et les milices antibalaka, apparues pour soutenir le président déchu. M. Bozizé, lui aussi sous sanctions de l'ONU, est revenu en catimini à Bangui en décembre dernier, après six ans d'exil et a annoncé fin juillet être sa candidature à présidentielle de décembre.

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