"Une horde de jeunes surexcités du parti au pouvoir ont attaqué à l'aide de gourdins et jeté des pierres à un groupe d'opposants qui manifestaient contre la candidature à un troisième mandat du président Alassane Ouattara", a expliqué Adama Kolia Traoré, président du conseil régional du Iffou, administrant la ville de Daoukro."Les affrontements qui ont paralysé la ville, ont fait plusieurs blessés graves dans les deux camps", a souligné M. Traoré, précisant que "la police a été vite débordée"."La manifestation de colère a viré à un affrontement ethnique, entre les autochtones baoulé et les allogènes dioula" a affirmé de son côté, un habitant contacté sur place."La tension est toujours vive en fin de journée, des barricades d'autodéfense étaient érigées dans les différents quartiers", selon une source sécuritaire ayant requis l'anonymat.Ces incidents interviennent à la veille des manifestions prévues par des jeunes opposants de Côte d'Ivoire contre la candidature à un troisième mandat du président Alassane Ouattara, dénonçant une "forfaiture de trop".Mardi à Ferkéssédougou (nord), fief de l'ancien président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro, en exil en France, la police a dispersé une manifestation de jeunes contre un troisième mandat du président ivoirien.Toutefois, les femmes du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir) ont demandé mercredi au gouvernement "d'interdire toutes les manifestations de rue afin d'éviter la violence et le désordre".Le président Alassane Ouattara, 78 ans, élu en 2010 puis réélu en 2015, a annoncé qu'il allait se présenter à la présidentielle du 31 octobre pour un troisième mandat, ce dont l'opposition lui conteste le droit. L'ex-président Henri Konan Bédié a déclaré récemment qu'une candidature de M. Ouattara "serait illégale". Agé de 86 ans, il est lui-même le candidat désigné du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, principle formation d'opposition).La situation politique est tendue en Côte d'Ivoire à trois mois de la présidentielle, dix ans après une crise post-électorale qui avait fait 3.000 morts.
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