"La conduite des services d'investigation éthiopiens font craindre qu'ils n'aient pas renoncé aux pratiques du passé, consistant à arrêter d'abord, et à enquêter ensuite", déplore HRW dans un communiqué."Les autorités devraient rapidement présenter des accusations crédibles fondées sur des faits établis contre les détenus ou les relâcher", ajoute l'organisation de défense des droits humains.Plus de 9.000 personnes ont été arrêtées à la suite des violences qui ont éclaté à la suite du meurtre le 29 juin à Addis Abeba du chanteur Hachalu Hundessa, très populaire dans sa communauté oromo, dont il exprimait le sentiment de marginalisation économique et politique.Cette vague de violences, la pire depuis l'arrivée au pouvoir en 2018 du Premier ministre Abiy Ahmed, lui aussi issu de la communauté oromo, premier groupe ethnique du pays, a fait plus de 200 morts, en particulier dans la région Oromia, qui enserre la capitale.Au moins deux des détenus, un haut responsable du Congrès fédéraliste oromo (OFC, opposition) et un journaliste kényan, Yassin Juma, auraient été testés positifs au Covid-19, indique HRW, qui souligne l'importance de réduire la surpopulation carcérale dans le contexte de la pandémie.Sollicitées par l'AFP, les autorités éthiopiennes n'étaient pas disponibles samedi pour répondre aux critiques de l'ONG.
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