Le candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 a été contraint par ses partisans de parcourir pendant plus de cinq heures, à pied, plus de sept kilomètres de l'aéroport jusqu'au lieu où il a présidé une réunion publique."Notre agenda actuel est de faire des réformes et aller à des élections anticipées. La crise est bien là, rien ne va au sein de leur coalition où chacun veut avoir sa cour constitutionnelle, chacun veut avoir sa commission électorale pour frauder", a déclaré M. Fayulu devant une foule acquise à sa cause.Le président Félix Tshisekedi dirige la RDC en coalition avec les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila réunies au sein de la plateforme Front commun pour le Congo (FCC).Depuis mars 2020, la coalition au pouvoir est confrontée a des tensions persistantes liées notamment à la réforme au sein du pouvoir judiciaire et à la désignation des nouveaux animateurs de la commission électorale.En juillet, des manifestations ont été organisées pour dénoncer l'entérinement par l'Assemblée nationale d'un nouveau président de la Commission électorale, Ronsard Malonda, accusé d'être proche de l'ancien président Kabila."Je n'approuve pas ce qui vient de se produire au Mali, mais je dis qu'à un moment donné, le peuple doit prendre ses responsabilités. Moi j'ai pris les miennes", a déclaré M.Fayulu, faisant allusion à la neutralisation du président malien Ibrahim Boubacar Keita par l'armée."Si rien n'est fait sur la voie des réformes, dans les prochaines semaines, nous élirons tous domicile au palais du peuple", a-t-il poursuivi, rendant un hommage appuyé au prix Nobel de la paix congolais, le Dr Denis Mukwege, "qui lutte pour l'intégrité du territoire".A la présidentielle de décembre 2018, M. Fayulu avait revendiqué la victoire avec plus de 60% des suffrages. La commission électorale nationale indépendante (Ceni) puis la Cour constitutionnelle ont proclamé Félix Tshisekedi vainqueur du scrutin avec 38,5% des voix et M. Fayulu deuxième avec 34%. Ce dernier avait contesté ce résultats et accusé la Céni d'avoir "fabriqué" les résultats et dénoncé un "putsch électoral" orchestré par l'ex-président Joseph Kabila.
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