A la prison de Makala, à Kinshasa, "les médicaments sont épuisés, il n'y a plus les réactifs pour le laboratoire, il n'y a pas de nourriture non plus", s'est alarmé auprès de l'AFP Emmanuel Cole, responsable d'une organisation congolaise de défense des droits des détenus en RDC. "Nous sommes en rupture de stock depuis huit mois et la situation est très inquiétante pour les détenus qui tombent malade", a confirmé à l'AFP une source pénitentiaire ayant requis l'anonymat.Située dans le centre de la capitale, la prison de Makala reçoit "20 à 40, voir 50 malades par jour, avec des pathologies diverses", a précisé cette source.Le gouvernement "s'active pour donner des suites appropriées à cette situation. Cela sera fait incessamment", a assuré à l'AFP André Lite, ministre congolais des Droits humains."Le gouvernement devrait voir la possibilité d'accorder la liberté conditionnelle à une partie des détenus", a suggéré M. Cole, craignant "le pire, si rien n'est fait"."Accorder la liberté conditionnelle est conforme au droit positif congolais" mais nous devons "le faire au cas par cas [...] en s'assurant que les personnes concernées remplissent les conditions requises, pour ne pas être en conflit avec nos propres lois", a estimé le ministre Lite. Plus grand centre pénitentiaire du pays, la prison de Makala a été construite du temps de la colonisation belge, avec une capacité de 1.500 détenus. Or, elle héberge en actuellement au moins 8.480, selon M. Cole.En détention depuis avril à Makala, le directeur de cabinet du président de la RDC, Vital Kamerhe, condamné à 20 ans de prison pour corruption, a été évacué dimanche soir vers un hôpital de la capitale pour des soins, selon son parti l'Union pour la nation congolaise (UNC).
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