Dans le cadre de sa campagne d'assainissement des comptes publics, le président Cyril Ramaphosa avait donné instruction en juin à M. Makwetu d'éplucher les dépenses gouvernementales en faveur de la lutte contre la propagation du Covid-19. Le pays bénéficie d'un des meilleurs systèmes de santé du continent mais les accusations de corruption dans la fourniture d'équipements de protection pour les soignants, notamment via l'attribution des contrats à des sociétés ayant des connexions politiques, se sont récemment multipliées, écornant l'image du président.M. Makwetu et son équipe pluridisciplinaire ont repéré de nombreux dysfonctionnements qu'ils ont signalés aux enquêteurs de la police, sur l'allocation du budget spécifique de 147 milliards de rands (7,4 milliards d'euros) prévu pour faire face à la crise."Sur la base de ce qui a déjà été audité, il y a des indices clairs de prix gonflés, d'attribution inéquitable de contrats, de fraude potentielle", a-t-il notamment énuméré lors d'une audition télévisée depuis Pretoria."Notre analyse des commandes des services de santé a montré que certains articles avaient été facturés plus du double et jusqu'à cinq fois le prix recommandé", a-t-il ajouté, précisant que des inflations similaires avaient été constatées dans le secteur de l'éducation.Répondant à la publication de ce rapport, le ministre du Travail Thulas Nxesi a notamment annoncé mercredi l'ouverture de 38 enquêtes pénales.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.