"Je n'ai pas peur d'être tué, parce qu'après m'avoir tué, il y aura d'autres +HH+ qui apparaîtront", a déclaré jeudi à l'AFP M. Hichilema, surnommé "HH" et qui dirige le Parti uni pour le Developpement national (UPND), principale formation de l'opposition de ce pays d'Afrique australe.Agé de 58 ans, M. Hichilema dit avoir commencé à craindre pour sa sécurité après la parution récente d'articles dans la presse locale, l'accusant d'avoir abusé de sa position de consultant de l'Etat dans le processus de privatisation d'entreprises publiques des années 1990.Mardi, le gouvernement l'a accusé de "manoeuvres de corruption" et annoncé une enquête.M. Hichilema, qui a déjà fait l'objet de telles accusations par le passé, a nié toute malversation et assuré que le pouvoir cherchait une excuse pour "éliminer" la concurrence."Ils sont morts de peur de notre popularité croissante (...) et ils prévoient de m'assassiner en simulant mon arrestation", a affirmé à l'AFP M. Hichilema, qui s'est dit "prêt au sacrifice pour défendre l'intérêt général".La porte-parole du gouvernement Dora Siliya n'a pu être jointe pour commenter ces affirmations.La Zambie, petit pays d'Afrique australe, a connu une relative stabilité jusqu'aux élections d'août 2016, marquées par des incidents entre partisans politiques rivaux.Le président zambien Edgar Lungu, qui a succédé en 2015 au président Michael Sata, mort de maladie l'année précédente, a été accusé de réprimer l'opposition pour asseoir son pouvoir à l'approche de la présidentielle d'août 2021.M. Lungu avait battu de justesse M. Hichilema lors du scrutin de 2016, mais ce dernier avait rejeté le résultat. Accusé de trahison, il a été emprisonné quatre mois en 2017, avant que les charges ne soient abandonnées. En 2018, la décision de la Cour constitutionnelle d'autoriser M. Lungu à se représenter en 2021 a ravivé les tensions.L'opposition affirme que cela viole la Constitution, qui prévoit que le président ne peut pas dépasser deux mandats de cinq ans.Mais la Cour a estimé que le premier mandat d'un an de M. Lungu - qui avait appelé les magistrats à ne pas faire sombrer le pays dans le chaos en lui refusant le droit de se représenter -, destiné à terminer celui de son prédécesseur "ne pouvait être considéré comme complet".
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