Entre participation et boycott, cette divergence soulève la question du positionnement du collectif dont font partie les deux hommes et qui a initié depuis octobre 2019 une série de manifestations pour faire barrage à M. Condé.Le principal opposant, Cellou Dalein Diallo, également ancien Premier ministre (2004-2006), a annoncé dimanche qu'il serait candidat à la présidentielle prévue le 18 octobre. Il était arrivé largement en tête au premier tour de la présidentielle en 2010 et M. Condé l'avait battu au second à l'issue d'un scrutin terni par les violences.Au contraire, Sidya Touré, chef du gouvernement de 1996 à 1999, ne concourra pas le 18 octobre, a dit lundi à l'AFP l'Union des forces républicaines (UFR), qu'il préside."Nous n'allons pas cautionner cette mascarade électorale en cours de préparation. Nous luttons de toutes nos forces pour le départ d'Alpha Condé", a déclaré le secrétaire exécutif de l'UFR, Saïkou Yaya Barry. Il a invoqué la mémoire des tués lors des manifestations des derniers mois.MM. Diallo et Touré ont été deux des chefs de file du Front national de défense de la Constitution (FNDC), un collectif qui a fait descendre des milliers de Guinéens dans la rue à différentes reprises depuis un an. Ces protestations ont donné lieu à des heurts et ont été plusieurs fois durement réprimées. Des dizaines de civils ont été tués.M. Condé a fait adopter en mars une nouvelle Constitution. Elle lui permet, selon lui et ses partisans, de briguer sa propre succession à la fin de l'année. L'opposition conteste la validité de la réforme et avait boycotté en mars le référendum constitutionnel ainsi que les législatives organisées simultanément.M. Condé, réélu en 2015 face à MM. Diallo et Touré notamment, a mis le 2 septembre un terme définitif à des mois d'ambiguïté en confirmant être candidat à 82 ans à un troisième mandat.Interrogé sur l'effet de la candidature de M. Diallo sur la cohésion de l'opposition et du FNDC, le secrétaire exécutif de l'UFR est resté élusif. Le parti de M. Diallo "a décidé de participer à cette présidentielle, c'est sa politique à lui (...) Pour nous, participer à cette élection, c'est reconnaître cette nouvelle Constitution, c'est reconnaître qu'une Assemblée est installée, alors qu'on s'est tous battus contre tout cela", a-t-il dit.Le FNDC se réunit mercredi sur la conduite à tenir, après la clôture officielle du dépôt des candidatures à mardi minuit (locales et GMT). Sept candidatures avaient été déposées lundi.
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