Libérés après cinq mois de captivité au Sahel, trois ex-otages reçus par Sarkozy

Infos. ...

PARIS (AFP)

Libérés après cinq mois de captivité aux confins du Sahel, trois ex-otages d'Al Qaïda Maghreb islamique (Aqmi) --une Française, un Malgache et un Togolais-- ont été reçus samedi par le président Nicolas Sarkozy, au surlendemain de leur libération.

La présidence n'a pas publié de communiqué, probablement dans un souci de discrétion, quatre otages, tous Français, restant encore aux mains de leurs ravisseurs dans cette région du monde.

Les trois ex-otages, la Française Françoise Larribe, le Malgache Jean-Claude Rakotorilalao et le Togolais Alex Kodjo Ahonado sont arrivés, accompagnés de membres de leurs familles, peu après 14H30 à l'Elysée peu après leur rapatriement en avion.

Cheveux gris coupés courts, Mme Larribe, paraissant en bonne santé, était encadrée de ses deux filles, qui lui tenaient la main.En septembre dernier, peu après son enlèvement, un de ses proches avait indiqué qu'elle était sous traitement médical, consécutif à une chimiothérapie.

Tous sont ressortis du palais de l'Elysée à 15H15, sans faire de déclaration.

Anne Lauvergeon, la présidente du directoire d'Areva, le groupe nucléaire français pour qui travaillaient, directement ou indirectement, les otages, les a accompagnés à l'Elysée.

 En milieu de journée, elle avait été les attendre, avec le PDG de Vinci Xavier Huillard, à l'aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris, où il étaient arrivés en provenance de Niamey, à bord d'un avion de l'armée française.

Selon un porte-parole d'Areva, Mme Lauvergeon a exprimé "l'émotion et la joie très forte du groupe".

"La pensée des deux groupes Areva et Vinci sont maintenant tournées vers ceux qui sont encore en captivité.Les deux groupes souhaitent que le même heureux dénouement se produise le plus rapidement possible", a ajouté le porte-parole d'Areva.

Quatre Français, tous des hommes, restent aux mains d'Aqmi : Daniel Larribe, cadre du groupe Areva et époux de Françoise Larribe, Thierry Dol, Pierre Legrand et Marc Ferret.

Ces trois derniers, ainsi que le Togolais et le Malgache libérés jeudi, travaillaient pour Satom, filiale du goupe Vinci et sous-traitant d'Areva.

Tous les sept avaient été enlevés le 16 septembre 2010 sur le site d'extraction d'uranium d'Arlit (nord du Niger).Aqmi, qui avait revendiqué leur enlèvement cinq jours plus tard, avait demandé le 18 novembre à la France de négocier leur sort directement avec Oussama ben Laden.

 Paris avait rejeté ces exigences, refusant que "sa politique soit dictée de l'extérieur par qui que ce soit".

Le 21 janvier, le chef du réseau Al-Qaïda avait lui-même lié le sort des otages français au retrait de forces françaises en Afghanistan (quelque 3.750 soldats).

Dans un message sonore diffusé par la chaîne de télévision du Qatar Al-Jazira, Oussama ben Laden avertissait que les positions du président Sarkozy coûteraient "cher" à la France.

Selon une source proche de la médiation malienne et nigérienne ayant participé aux négociations, une rançon aurait été payée en échange de la libération des otages.

En tout, sept Français sont encore détenus comme otages à l'étranger: en plus des quatre Français au Sahel, un agent des services de renseignement en Somalie, Denis Allex, et deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.S'ajoute le franco-israélien Gilad Shalit, otage à Gaza depuis 2006.

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Les rendez-vous santé
Nos applications
Facebook
Twitter
Instagram
Libérés après cinq mois de captivité au Sahel, trois ex-otages reçus par Sarkozy