Organisée par Kinshasa, des agences des Nations unies et des ONGs étrangères, "la réponse n'a pas reconnu les pratiques et infrastructures de santé publique existantes", selon ce rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC), rattaché à l'Université de New York. La mise en place d'un système parallèle "s'inscrit dans la même logique raciste qui a historiquement nié la reconnaissance des systèmes de savoir et de pratique noirs et africains", ajoute-t-il. Ce rapport revient sur la dixième épidémie qui a touché la RDC,deuxième épidémie la plus grave de l'histoire avec 2.287 morts pour 3.470 cas entre août 2018 et juin 2020.La lutte contre l'épidémie a été organisée par les autorités de Kinshasa, avec un grand nombre d'intervenants étrangers (Organisation mondiale de la Santé, Unicef, MSF...).Un milliard de dollars ont été investis, dont "près de 600 millions" par les États-Unis selon leur ambassade.Le GEC revient sur la vaccination, pour la première fois utilisée à grande échelle (320.000 personnes)."Au départ, le processus de consentement était incroyablement opaque", souligne le rapport. Malgré des progrès, "près de 40% des ménages ont déclaré ne pas comprendre les informations qui leur avaient été données". Cette "opacité" a créé "une suspicion importante autour du vaccin", selon les experts. Une onzième épidémie est en cours dans le nord-ouest du pays (50 mort pour 123 cas). Elle représente "l'occasion de renforcer (...) l'ensemble du système de santé de la RDC", ont écrit le 15 septembre trois ambassadeurs (États-Unis, Grande-Bretagne, Canada) et le professeur congolais Jean-Jacques Muyembe.C'est aussi la conclusion des experts, qui cite le ministre congolais de la Santé en octobre 2019: "Ebola est temporaire: investissez s'il-vous-plaît dans notre système de santé, pour l'avenir".
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