Cinq artistes, dont M. Kuka, ont été condamnés jeudi à la même peine de prison et à une amende pour "nuisance sonore" et violation du couvre-feu imposé pour contenir le nouveau coronavirus, a indiqué à l'AFP leur avocat, Othman al-Basri, précisant que six autres personnes devaient comparaître dimanche devant le même tribunal sous les mêmes chefs d'inculpation.Ces personnes étaient très engagées dans le mouvement ayant fait chuter l'autocrate Omar al-Béchir en avril 2019.Hajooj Kuka a tweeté, en anglais, juste après sa condamnation: "Condamné à deux mois et en prison maintenant".Son producteur sud-africain, Steven Markovitz, a lancé dimanche un appel sur Twitter, dénonçant des "accusations fallacieuses": "Ecrivez à l'ambassade soudanaise de votre pays pour demander leur libération".M. Kuka, dont plusieurs oeuvres ont été présentées aux festivals de Venise et de Toronto, a réalisé le documentaire "Beats of the Antonov" (2014) qui a obtenu le prix du meilleur documentaire au festival de Toronto.Il a aussi réalisé la fiction "aKasha", projetée au festival de Venise en 2018, et a intégré cette année l'Académie décernant les Oscars.Hajooj Kuka "est maintenant en prison. Nous devons faire du bruit autour de cette affaire", a tweeté Cameron Bailey, directeur artistique du festival de Toronto, évoquant un "réalisateur exceptionnel" dont les "deux films ont été projetés à notre festival".Selon la militante soudanaise Tahani Abbas, la police a arrêté le 10 août ces onze personnes qui répétaient une pièce de théâtre, à la suite d'une plainte de voisins. Parmi elles, Doaa Tarig -- seule femme du groupe -- "a été giflée par un officier de police", durant son interpellation.bam/sk/elm/bfi
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