Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, a annoncé dimanche son intention de se porter candidat à l'élection présidentielle égyptienne après la chute du président Hosni Moubarak, a rapporté l'agence officielle égyptienne Mena.
"J'ai l'intention de me porter candidat pour la prochaine élection présidentielle, et une annonce formelle sera faite le moment venu", a-t-il déclaré, cité par la Mena.
L'armée, qui détient le pouvoir depuis la démission de M. Moubarak sous la pression populaire le 11 février, a annoncé la tenue d'élections législatives et présidentielle dans les prochains mois.
M. Moussa, dont le mandat à la tête de la Ligue arabe se termine en mai, avait déjà ces dernières semaines laissé filtrer la possibilité d'une candidature, mais sans être aussi formel.
Le 4 février il avait déclaré être "à la disposition" du pays tout en affirmant vouloir voir l'évolution des "développements politiques".
Diplomate de carrière, âgé de 74 ans, M. Moussa a été ministre des Affaires étrangères sous M. Moubarak de 1991 à 2001, avant de devenir secrétaire général de la Ligue arabe.Il est resté une personnalité populaire parmi les Egyptiens.
Il s'était rendu sur la grande place Tahrir du Caire pour exprimer sa sympathie aux manifestants qui ont défilé pendant 18 jours pour demander le départ du président Moubarak.
En janvier, lors d'un sommet économique arabe à Charm el-Cheikh qui se tenait quelques jours après la fuite du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, il avait fait sensation en appelant les dirigeants à répondre à "la colère et la frustration sans précédent" de la population dans le monde arabe.
"L'âme arabe est brisée par la pauvreté, le chômage et le recul des indices de développement", avait-il lancé dans un discours qui avait eu un large écho dans le monde arabe.
Un comité d'experts chargé de proposer des amendements pour réviser la constitution vient de recommander que le président de la République ne puisse plus effectuer que deux mandats de quatre ans chacun et que les conditions de candidature à la magistrature suprême soient allégées.
Ces amendements doivent être soumis à un référendum qui pourrait avoir lieu avant la fin du moins de mars, selon un membre de ce comité, Sobhi Saleh, avocat et ex-député des Frères musulmans.
Aux termes de la Constitution actuellement suspendue par l'armée, le président peut se présenter indéfiniment et le mandat présidentiel est de six ans.
Le conseil suprême des forces armées a indiqué qu'il pourrait continuer de diriger le pays sur une période de six mois, ou jusqu'à la tenue d'élections législatives et présidentielle.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.