"Nous sommes très proches de la signature et de la finalisation de cet accord", a déclaré Omer Gamareldin Ismail à un groupe de journalistes lors de son passage à Genève pour rencontrer notamment les Hauts-Commissaires de l'ONU en charge des réfugiés et des droits de l'Homme."En tant que Soudanais, nous pensons que si nous pouvons le faire pour hier c'est mieux pour nous parce que nous pouvons passer à autre chose", a-t-il ajouté. Il a souligné toutefois ne pas avoir connaissance d'une date butoir qui aurait été fixée par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.Avec cet accord, a expliqué le haut responsable soudanais, le Soudan pourra plus facilement dire aux Etats-Unis "finissons-en avec cette affaire une fois pour toutes, retirez-nous de la liste des Etats soutenant le terrorisme et allons de l'avant".Cette sanction, synonyme d'entrave aux investissements pour le pays du nord-est africain, remonte à 1993, le Soudan d'Omar el-Béchir était alors devenu un paria pour avoir accueilli le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden. La crise s'est envenimée avec les attentats de 1998, qui avaient fait plus de 200 morts.Ces dernières années, Washington a changé de ton, lorsque l'ex-autocrate soudanais a commencé à coopérer dans la lutte antiterroriste et joué le jeu de la paix au Sud-Soudan.Les Etats-Unis ont renoué avec Khartoum déjà sous l'ex-président démocrate Barack Obama, puis ont engagé un dialogue pour retirer le Soudan de leur liste noire. La révolution qui a balayé Omar el-Béchir, en 2019, n'a fait qu'accélérer le mouvement."Nous devons sortir de cette liste, que les Etats-Unis utilisent comme un levier pour obtenir certains avantages (...), ce qui est tout à fait légitime" mais n'est pas une "situation durable", a déclaré Omer Gamareldin Ismail. "C'est pourquoi nous appelons nos pays frères à demander aux Etats-Unis de retirer le Soudan de la liste", a-t-il ajouté.Aux Etats-Unis, Mike Pompeo est engagé dans une course contre la montre pour dénouer le contentieux de son pays avec le Soudan avant l'élection présidentielle aux Etats-Unis, le 3 novembre.Son "plan" prévoit le versement par Khartoum, sur un compte bloqué, de fonds qui ne seront versés que sous conditions aux Etats-Unis pour indemniser les plaignants. Des médias américains ont cité le montant total de 335 millions de dollars.Parmi ces conditions figue le retrait du Soudan de la liste noire antiterroriste.
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