Cette décision rendue jeudi inclut une amende de 5.000 livres soudanaises (86 euros, au taux officiel) pour chaque condamné. Elle survient une semaine après que le tribunal a prononcé un verdict similaire à l'encontre de cinq autres artistes, dont le réalisateur soudanais Hajooj Kuka, primé au festival de Toronto.Les 11 artistes avaient été arrêtés le 10 août par la police après avoir été attaqués par des assaillants qui les accusaient "d'organiser des ateliers mixtes (hommes et femmes)", a indiqué à l'AFP l'avocat Othman al-Basri. Ils ont été jugés en deux temps.M. Kuka avait alors tweeté que lui et ses amis avaient été "attaqués lors d'une répétition de théâtre à Khartoum par des islamistes. La police s'est rangée du côté des assaillants et nous a arrêtés".Une fois au poste de police, le groupe avait scandé des slogans, dont celui de "Liberté, Paix et Justice", crié pendant la révolte populaire qui a conduit à la chute du président islamiste Omar el-Béchir en avril 2019."Les onze artistes ont alors été accusés de créer une nuisance publique et de porter atteinte à la sécurité publique dans une station de police", a ajouté M. Basri, précisant qu'il allait faire appel.L'affaire a été vivement critiquée par le milieu du cinéma, au Soudan et à l'étranger.L'Académie des Oscars, que M. Kuka a intégrée cette année, a affirmé sur Twitter "soutenir les efforts" pour la libération des artistes emprisonnés.Le producteur sud-africain de M. Kuka, Steven Markovitz, a dénoncé des "accusations fallacieuses".Depuis la chute de M. Béchir après trente ans de pouvoir sans partage, le gouvernement soudanais en place depuis août 2019 est en charge de la transition dans un pays miné socialement et économiquement.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.