Des éléments du groupe Iswap (Etat islamique en Afrique de l'Ouest) ont ouvert le feu dimanche sur le convoi du gouverneur de l'Etat du Borno, Babagana Umara Zulum, a côté de Baga, une ville située sur les pourtours du lac Tchad. Le gouverneur revenait de Baga où il avait accompagné le retour de milliers de déplacés, chassés de chez eux en 2014 à cause d'attaques jihadistes, selon ces sources. Durant l'attaque, les forces de sécurité ont répondu par des tirs, "forçant les terroristes à fuir", selon un membre de cette escorte interrogé par l'AFP. "L'affrontement n'a pas duré longtemps et un seul soldat a été touché à l'épaule par un tir, plusieurs véhicules ont été endommagés", a-t-il ajouté. Le convoi a rejoint la capitale régionale Maiduguri dimanche soir, les voitures criblées de balles et les pare-brises endommagés. Vendredi, les jihadistes avaient déjà tendu une embuscade à ce convoi, attaquant avec des armes automatiques et des lance-grenades l'escorte du gouverneur dans la même zone.Cette attaque avait fait au moins 30 morts - 12 policiers, cinq militaires, quatre miliciens progouvernementaux et neuf civils -, selon des sources sécuritaires.Le lac Tchad, vaste étendue d'eau marécageuse truffée d'îlots, situé aux confins du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun, est le repaire d'Iswap. Le groupe, qui a fait scission du groupe jihadiste Boko Haram en 2016, a mené depuis de nombreuses attaques, notamment contre l'armée nigériane, au cours desquelles des centaines, voire des milliers, de soldats ont été tués. Il contrôle également des villes et des villages, et des milliers de civils vivent sous son emprise.En juillet, le convoi du même gouverneur avait déjà été attaqué non loin de Baga, le forçant à faire demi-tour et à annuler son voyage. Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009, début de l'insurrection jihadiste de Boko Haram, dans les violences dans la région. Plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.La plupart des déplacés ont trouvé refuge dans des camps de fortune, où ils dépendent de l'aide humanitaire internationale pour survivre. Les autorités ont récemment encouragé ces déplacés à regagner leur foyers en dépit des mises en garde des agences humanitaires.
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