L'OIM a indiqué "être extrêmement inquiète" et a indiqué qu'elle allait immédiatement mener l'enquête sur l'un de ses employés contre lequel ont été porté "de sérieuses accusations".L'Organisation mondiale de la santé avait indiqué dès mardi que son directeur général, Adhanom Ghebreyesus, avait ordonné une enquête approfondie sur le sujet.Ces annonces surviennent peu après la publication mardi d'une enquête par l'agence de presse spécialisée dans l'action humanitaire The New Humanitarian (TNH) et la Thomson Reuters Foundation.Cette enquête menée pendant de longs mois a permis de trouver plus de 50 femmes accusant des employés de l'OMS et d'ONG impliquées dans la lutte contre Ebola d'exploitation sexuelle - on leur proposait notamment des rapports sexuels en échange de la promesse d'un emploi ou en mettant fin à leur contrat quand elles refusaient d'obtempérer.Ces faits se sont produits entre 2018 et 2020.Selon l'enquête, les similitudes dans les récits faits par plusieurs femmes laissent à penser que la pratique était très répandue."Ces abus par des employés de l'ONU et d'autres travailleurs humanitaires sont une atteinte insupportable à la confiance dans ceux qui ont pour mandat d'apporter du réconfort, souvent dans des conditions humanitaires très difficiles", a souligné l'OIM, dans son communiqué.L'agence de la migration des Nations unies s'est dite "déterminée à enquêter et à éradiquer ces abus choquants quel que soit l'endroit et le moment où ils se produisent".Elle s'engage aussi à améliorer la façon dont les victimes peuvent rapporter ces abus, reconnaissant qu'elles ont parfois "hésité à se confier" de peur de s'exposer à des représailles.La République démocratique du Congo combat une nouvelle épidémie d'Ebola, la onzième qui a touché ce pays, qui a provoqué 50 morts depuis juin.La précédente avait provoqué 2.287 morts pour 3.470 cas entre août 2018 et juin 2020. Un milliard de dollars ont été investis pour lutter contre cette épidémie.Seule l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, en 2013-2016, avait fait plus de victimes (plus de 11.000 pour quelque 29.000 cas confirmés).
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