Les avocats de l'ex-ministre ont introduit un recours "notamment pour violation du droit à un procès équitable et privation de liberté illégale".Condamné en mars en première instance par la Cour de cassation, M. Ilunga n'a "pas pu bénéficier d'un double degré de juridiction", avancent ses deux avocats, Mes Guy Kabeya et Bernard Maingain du barreau de Bruxelles.L'ex-ministre "s'est vu interdire par décision d'un greffier la possibilité d'introduire un pourvoi en cassation", ajoutent-ils.Le docteur Ilunga, 60 ans, souhaite que le comité des droits de l'Homme de l'ONU "communique ses vues à la RDC" et "l'amène à revoir sa position".Ministre de la Santé de décembre 2016 jusqu'à sa démission le 22 juillet 2019, le Dr Oly Ilunga a été condamné en première instance le 23 mars à cinq ans de travaux forcés. La justice congolaise l'accuse d'avoir détourné environ 400.000 dollars lorsqu'il dirigeait la lutte contre la dixième épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC, la deuxième la plus grave de l'histoire (plus de 2.200 morts entre août 2018 et juin 2020).Administrateur délégué et directeur médical d'un groupe hospitalier à Bruxelles avant son retour en RDC, il a toujours nié les faits et dénoncé des vices de procédures ainsi qu'une violation de la loi. Son entourage dénonce "des accusations sans preuve".Le docteur Ilunga avait démissionné en juillet 2019 après des désaccords avec le président congolais Félix Tshisekedi, sur la conduite de la lutte contre l'épidémie.Le chef de l'Etat venait lui avait retiré la responsabilité de cette riposte anti-Ebola, pour la confier au virologue Jean-Jacques Muyembe.
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