Le choix des Européens, à l'issue d'une réunion entre Etats membres à Bruxelles, s'est porté sur Ngozi Okonjo-Iweala, première femme ministre des Finances et chef de la diplomatie nigériane et Yoo Myung-hee, ministre sud-coréenne du Commerce, deux candidates qui bénéficient ainsi d'un élan appréciable dans cette course.L'unique candidat issu du continent, Liam Fox, ancien ministre du Commerce extérieur britannique et pro-Brexit, n'avait initialement reçu que le soutien de la Hongrie, qui soutenait aussi Amina Mohamed, ministre kényane qui a occupé des fonctions importantes au sein de l'OMC. Les Hongrois se sont finalement rangés à l'avis de l'UE.Mohammed Al-Tuwaijri, ancien pilote de chasse, ministre et banquier saoudien est le cinquième nom toujours dans la course pour succéder au Brésilien Roberto Azevedo, parti fin août de l'OMC, un an plus que tôt que prévu, pour raisons familiales, en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.Les cinq noms - qui incluent donc trois femmes - avaient été officiellement annoncés aux 164 membres de l'OMC lors d'une réunion à Genève le 18 septembre, après une série de consultations ayant abouti à l'élimination de trois premiers candidats.Aucune femme n'a jusqu'à présent dirigé l'OMC, ni aucun représentant africain.L'OMC espère que le processus de sélection - qui a démarré le 7 septembre - ne durera pas plus de deux mois.Le prochain chef de l'institution aura fort à faire dans un contexte de crise économique à cause de la pandémie de Covid-19 mais aussi de crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.
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