Les électeurs voteront le 18 octobre en Guinée où le président Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, brigue de manière controversée un troisième mandat."Je suis très préoccupée par les récentes informations faisant état de brutalités entre les partisans des divers candidats et d'affrontements violents entre les manifestants et les forces de l'ordre", a déclaré la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, dans un communiqué."Ces épisodes récurrents de violences électorales sont déplorables. Ils contribuent à perpétuer le cycle de la violence en Guinée", a ajouté Mme Bensouda, soulignant qu'"il est urgent d'y mettre un terme".Alpha Condé, 82 ans, et son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, s'accusent mutuellement d'attiser les tensions intercommunautaires.La protestation contre une nouvelle candidature de M. Condé a mobilisé à différentes reprises depuis octobre 2019 des milliers de Guinéens. Ces manifestations ont été plusieurs fois durement réprimées et des dizaines de civils ont été tués."J'appelle au calme et à la retenue de tous les acteurs politiques et de leurs partisans", a indiqué Mme Bensouda, prévenant que toute personne commettant des crimes visés par le Statut de Rome, texte fondateur de la CPI, est passible de poursuites devant celle-ci. La Cour, qui siège à La Haye (Pays-Bas), a ouvert en 2009 un examen préliminaire sur le massacre perpétré le 28 septembre de la même année dans l'enceinte du plus grand stade de Conakry, lorsque les forces de sécurité avaient tiré sur une foule qui manifestait contre le chef de la junte de l'époque, Moussa Dadis Camara.Au moins 157 personnes avaient été tuées. Une centaine de femmes avaint en outre été violées.
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