Les centrales Dignité, UGTCI et Fesaci-CG, ont demandé "instamment" au président Alassane Ouattara "de créer un cadre consensuel pour le déroulement d'élections crédibles, inclusives, transparentes et apaisées dont les résultats seront acceptables par tous", dans une déclaration commune lue par Mamadou Dohia Traoré, le secrétaire général de la Fesaci-CG, lors d'un point de presse.Lundi, la Plateforme nationale, un autre grand syndicat ivoirien, a demandé de son côté le report de la présidentielle du 31 octobre, affirmant avoir "les moyens syndicaux pour faire bouger les choses"."Nous sommes favorables (à) l'organisation d'assises nationales pour déterminer de façon consensuelle les conditions d'une élection démocratique et apaisée", avait déclaré son président Théodore Gnagna Zadi.La crainte de violences électorales meurtrières est forte en Côte d'Ivoire, dix ans après la crise poste électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, après le refus du président Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite électorale face à Alassane Ouattara.Une quinzaine de personnes sont mortes en août dans des violences survenues dans le sillage de l'annonce de la candidature controversée du président Ouattara à un troisième mandat.Elu en 2010, réélu en 2015, M. Ouattara, 78 ans, avait annoncé en mars qu'il renonçait à briguer un troisième mandat, avant de changer d'avis en août, après le décès de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.La constitution ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats mais le Conseil constitutionnel a estimé qu'avec la nouvelle Constitution de 2016, le compteur des mandats de M. Ouattara a été remis à zéro, ce que conteste l'opposition.
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