RDC: une centaine d'assaillants lors des attaques de Kinshasa

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KINSHASA (AFP)

Une centaine d'hommes, dont dix ont été tués et une trentaine arrêtés, ont attaqué simultanément dimanche à Kinshasa la résidence du président congolais Joseph Kabila et un camp de l'armée, a-t-on appris lundi de source onusienne.

"Une centaine d'hommes" ont participé à "deux attaques simultanées" contre la résidence du président Kabila et le camp militaire logistique de Kokolo, dimanche en début d'après-midi dans la capitale de la République démocratique du Congo, a déclaré à l'AFP une source onusienne citant des responsables congolais de la sécurité.

Dix assaillants ont été tués au total par la Garde républicaine (ex-garde présidentielle) et une trentaine ont été arrêtés, a ajouté cette source, précisant que cinq militaires congolais ont aussi été tués lors de l'attaque du camp.

De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a donné lundi à l'AFP un bilan de sept assaillants tués et "plus d'une trentaine" de personnes arrêtées "dont 16 dimanche et plus dans la nuit de dimanche à lundi".

Il n'a pas confirmé la mort de cinq militaires du camp, mais une source militaire a déclaré à l'AFP avoir vu dimanche six corps sur les lieux.

Il avait fait état dimanche de 6 assaillants tués lors de l'attaque manquée vers 13H30 (12H30 GMT) de la résidence présidentielle au bord du fleuve Congo, dans le quartier chic de la Gombe, au nord de Kinshasa, où la vie a repris son cours normal lundi matin.Le camp Kokolo est situé plus au sud, dans le quartier Lingwala.

M. Mende a précisé que les assaillants étaient armés de fusils kalashnikov, de lances-roquettes RPG 7 mais aussi de machettes et de flèches.Un garde républicain a été grièvement blessé, a-t-il ajouté.

Après avoir affirmé dimanche que le président Kabila était dans sa résidence au moment de l'attaque, M. Mende a déclaré lundi à l'AFP qu'il en était parti peu avant pour visiter un chantier près de l'aéroport, et y serait revenu peu après.

Selon la source onusienne, les assaillants seraient venus de Brazzaville, au Congo voisin.Ils auraient traversé le fleuve Congo le jour-même ou bien étaient déjà infiltrés dans la capitale avant dimanche.

Une source congolaise proche de l'enquête a par ailleurs évoqué à l'AFP la découverte d'une cache d'armes dans la cale d'un bâteau amaré au port de Kinshasa, qui pourrait avoir un lien avec l'attaque.

Selon M. Mende, l'un des hommes arrêtés portait une carte d'identité militaire congolaise et serait un ancien membre de la milice du Mouvement de libération du Congo (MLC), principal parti d'opposition, dirigé par l'ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, actuellement jugé à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI).

Interrogé par l'AFP, le MLC n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat.

"Il va y avoir des rafles d'opposants pour mettre tout ça sur le compte de l'opposition", a estimé la source onusienne, alors que l'élection présidentielle est prévue en novembre prochain.

Vainqueur en 2006 face à M. Bemba, Joseph Kabila, 40 ans en juin prochain, devrait se représenter.Il avait accédé à la tête de la RDC en janvier 2001, après l'assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, dans une autre résidence présidentielle de Kinshasa.

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