Le Tchad, qui entretient de bonnes relations avec le leader libyen Mouammar Kadhafi, a appelé lundi "à la retenue" et "au dialogue" par la voix de son ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat.
"Nous appelons vivement tous les frères libyens à la retenue et au dépassement et les exhortons à instaurer de toute urgence le dialogue", a affirmé M. Faki devant le corps diplomatique accrédité au Tchad, a constaté un journaliste de l'AFP.
"La seule ingérence dont pourrait se permettre le Tchad, c'est celle de suggérer le dialogue, d'arrêter la violence et les destructions dans ce grand pays africain et arabe", a-t-il dit.
Le ministre des Affaires étrangères a démenti une nouvelle fois "catégoriquement que des Tchadiens soient partis du Tchad ou recrutés quelque part pour servir de mercenaires en Libye".
"Le Tchad n'a aucun intérêt à s'ingérer dans une crise interne à ce pays voisin et encore moins à attiser le feu et la violence" a-t-il souligné.
Moussa Faki Mahamat a demandé aux diplomates "de témoigner auprès des pays et organisations qu'ils représentent sur le caractère mensonger et néfaste des accusations faites contre le Tchad".
Après des années de tensions graves avec la Libye du colonel Kadhafi, avec qui le Tchad a été en guerre dans les années 1980, le président tchadien actuel Idriss Deby Itno entretenait d'excellentes relations avec Mouammar Kadhafi, qui a souvent servi de médiateur entre le Tchad et le Soudan entre 2006 et 2011.
La Libye, déjà dirigée par Kadhafi, qui soutenait activement le rebelle Goukouni Oueddeï contre Hissène Habré, avait envahi le nord du Tchad dans les années 1980 avant d'en être chassé en 1987.
En 1990, Idriss Deby a renversé Habré et est au pouvoir depuis lors.
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