Cette bâche de 300 m2, soit l'équivalent de "trente cellules de prison", selon Christophe Deloire, secrétaire général de l'ONG, a été installée sur la façade d'un immeuble du XIIIe arrondissement de la capitale.
"#FREEKHALED pour la liberté de la presse en Algérie, libérez Khaled Drareni", est-il inscrit sur cette bâche noire avec, en fond, le visage souriant du journaliste algérien.
Détenu depuis le 29 mars, M. Drareni, 40 ans, a été arrêté après avoir couvert en mars à Alger une manifestation du "Hirak", mouvement de contestation pacifique né en février 2019 et réclamant un changement du "système" en place depuis l'indépendance en 1962.
Il a été condamné en appel le 15 septembre à deux ans de prison ferme pour "incitation à attroupement non armé" et "atteinte à l'unité nationale".
"Nous sommes ici aujourd'hui pour dire au gouvernement algérien que notre mobilisation ne faiblit pas, au contraire elle s'agrandit", a déclaré M. Deloire à l'AFP, dénonçant "un gouvernement qui mène une guerre d'usure contre tous ceux qui défendent des libertés".
"Khaled n'a rien fait de mal, il n'a fait qu'exercer son métier et pour ça, il se retrouve aujourd'hui derrière les barreaux", a fustigé la chanteuse franco-algérienne Souad Massi, présente lors du point de presse.
"Je suis là pour demander sa libération ainsi que celle de tous les détenus d'opinion en Algérie", a-t-elle poursuivi.
Dans la foulée de sa condamnation mi-septembre, le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait accusé l'ONG de vouloir "déstabiliser" l'Algérie.
Khaled Drareni est le fondateur du site d'information Casbah Tribune, et correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et pour Reporters sans frontières (RSF).
L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF.
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