Présidentielle au Burkina: validation du fichier électoral

Infos. Des experts de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de l'Union africaine (UA) ont estimé mercredi, après une semaine d'audit, que le fichier électoral du Burkina Faso en vue des élections couplées de novembre était "fiable" pour des "élections en confiance".

Présidentielle au Burkina: validation du fichier électoral
"On a un fichier de qualité, qui est fiable et qui permet d'aller à des élections en confiance", a déclaré Antoine Michon, directeur des affaires politiques et de la gouvernance démocratique de l'OIF.Le Burkina Faso organise le 22 novembre une présidentielle couplée à des législatives."L'audit a été transparent et permet de disposer d'un fichier électoral qui bénéficie de la confiance de tous les acteurs politiques avant même le jour des élections", a soutenu la commissaire aux Affaires politiques de l'UA, Minata Samaté Cessouma. L'exercice consistait à évaluer la conformité du fichier au code électoral et à la Constitution du Burkina Faso, dans le respect des normes internationales, a-t-il expliqué.Lors d'un dialogue politique tenu en juillet, majorité et opposition avait convenu d'un audit international du fichier électoral. Les experts ont remis leur rapport à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dont le président Newton Ahmed Barry a salué un "travail de fond et de qualité". "Le fichier présent permet la tenue des élections couplées, présidentielle et législatives, le 22 novembre prochain dans la transparence et la sérénité", a réagi le président de l'alliance des partis de la mouvance présidentielle (APMP), Simon Compaoré, également président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, pouvoir). "Notre fichier électoral n'est pas parfait. Il y a des anomalies, des insuffisances et des limites mais à ce stade tout cela n'entache pas la sincérité du fichier électoral" a estimé Victorien Tougma, réagissant au nom de l'opposition. Les experts ont notamment déploré "la nature du système de révision entraînant deux faiblesses majeures: l'accumulation non maîtrisée des électeurs décédés, estimés dans le fichier électoral entre 280.000 et 320.000 personnes, et l'empilement de données désuètes issues des révisions" précédentes (2012, 2014 et 2015).Selon Cyril Kulenovic de l'OIF, le fichier électoral constamment amélioré "ne peut faire l'économie d'une refonte, compte tenu de ses limites".

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