Le président nigérian Muhammadu "Buhari doit partir", "Buhari arrête de nous tuer", "le Nigeria saigne", pouvait-on lire sur des pancartes.Environ 500 manifestants se sont regroupés à Parliament Square, avant de défiler dans les rues de Londres, scandant notamment "Pas de justice, pas de paix", alors que la police leur avait signifié que le rassemblement n'était pas autorisé, en raison des règles anti-coronavirus.La mégalopole Lagos été secouée par trois jours de violences cette semaine, où un couvre-feu a été mis en place.Selon Amnesty international, 12 personnes sont mortes lors de la répression des manifestations pacifiques, provoquant une vague d'indignation dans le pays et à l'étranger.Depuis deux semaines, la jeunesse est engagée dans un mouvement de contestation d'abord contre les violences policières puis contre le pouvoir central, dans des manifestations qui ont fait au moins 56 morts au total dans tout le pays en deux semaines, selon Amnesty.Vendredi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé les autorités à "faire preuve de retenue et ne pas recourir à la force lorsqu'elles sont confrontées à des manifestations".Le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab a quant à lui exprimé cette semaine sa "profonde préoccupation", appelant à la fin des violences au Nigeria. Il a estimé que le gouvernement du pays devait "urgemment" enquêter sur les accusations de violences et que les responsables devaient "rendre des comptes".
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