Le bilan de l'attaque menée par les ADF contre le village de Baeti, dans la région de Beni, dans la nuit de mercredi à jeudi, est de "19 morts (17 hommes et 2 femmes), 40 maisons et une église incendiées, plusieurs personnes portées disparues", a déclaré à l'AFP Kinos Kathuho, président de la société civile locale.Ce bilan revu à la hausse a été confirmé par l'administrateur du territoire de Beni, Donat Kibwana. "Les ennemis ADF ont tué entre 15 et 18 personnes", avait-il indiqué un peu plus tôt à l'AFP.Il y a "18 personnes tuées, des maisons incendiées", avait déclaré pour sa part à l'AFP Janvier Kasairio, rapporteur de la société civile de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Selon M. Kathuho, "l'armée a été alertée mais n'est pas intervenue"."Nous ne pouvons pas réagir à ces balivernes" de la société civile, a dit un porte-parole de l'armée, interrogé par l'AFP.La localité de Baeti est située à la frontière entre le territoire de Beni et la province de l'Ituri, une zone reculée où les sources d'information sont difficilement accessibles. Les ADF sont des rebelles musulmans ougandais installés dans l'Est de la RDC depuis 1995. Ils n'attaquent plus l'Ouganda voisin depuis des années, vivant de trafics dans la forêt dense autour de Beni, où ils se sont installés.Ces rebelles sont accusés du massacre de plus d'un millier de civils dans la région depuis octobre 2014. Depuis novembre 2019, les ADF ont tué des centaines de civils en représailles à une offensive de l'armée contre leurs bases et leurs leaders dans la forêt et la jungle autour de Beni.Mystérieux, les ADF n'ont jamais revendiqué aucune action sur le sol congolais. Mais depuis avril 2019, plusieurs de leurs attaques ont été revendiquées par "l'État islamique - Afrique centrale", avec parfois des erreurs factuelles.Le 21 octobre, à travers son organe de propagande, le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué l'attaque contre une prison de Beni qui a entraîné l'évasion de plusieurs centaines de détenus.Depuis près de 30 ans, la partie Est de la RDC est confrontée à des violences. Plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers s'y attaquent aux civils ou s'affrontent aux forces régulières pour des raisons ethniques, foncières ou économiques.
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