"La police a tout bouclé avec plusieurs véhicules (...) depuis ce matin" a indiqué à l'AFP M. Kebzabo, arrivé en deuxième position à l'élection présidentielle de 2016, précisant ne pas avoir tenté de sortir de son domicile, avec le "risque" de ne pouvoir rentrer.Ce déploiement policier a lieu alors que que N'Djamena accueille depuis jeudi un forum sur les réformes institutionnelles boycotté par l'opposition, qui rassemble 600 participants, dont des partis politiques de la majorité présidentielle.Les discussions portent notamment sur la création d'un Sénat et d'un poste de vice-président."Nous avions prévu d'organiser un contre-forum dans les prochains jours et la police a pris des dispositions pour boucler le lieu où il devait se tenir", a estimé M. Kebzabo.Les partis d'opposition voulaient organiser un contre-forum le 12 novembre, mais les autorités en ont interdit la tenue.Depuis vendredi, toutes les réunions des partis d'opposition sont interdites, officiellement pour faire respecter la limitation des rassemblements à 50 personnes pour lutter contre la propagation du coronavirus. "C'est en application de l'arrêté portant réglementation des attroupements de personnes pendant l'état d'urgence que les réunions à domicile privé et sur la voie publique sont interdits" a indiqué le colonel Paul Manga, porte-parole de la police, pour justifier le dispositif policier devant le domicile de M. Kebzabo.Deux véhicules de police ont également été déployés devant le domicile de Succès Masra, leader du parti d'opposition le Transformateur. "Heureusement que les gens peuvent entrer et sortir", a-t-il déclaré à l'AFP.Arrivé au pouvoir en décembre 1990, le président tchadien Idriss Déby, âgé de 68 ans, dirige le pays d'une main de fer.
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