"Le mot d'ordre est respecté à cent pour cent, aucun établissement de l'enseignement public sur l'ensemble du territoire n'est fonctionnel", a indiqué à l'AFP Ngartoïdé Blaise."Tous les établissements publics à travers le pays sont entrés en grève", a confirmé Doungous Abraye, délégué à l'éducation et à la jeunesse de la province de N'Djamena, la capitale tchadienne."Nous réclamons le paiement de nos titres de transport de 2016-2019, et le versement des avancements (primes) de 10.000 francs CFA (15 euros)", que les enseignants ont touché tous les deux ans jusqu'en 2016, a déclaré Ngartoïdé Blaise.Depuis cette date, le gouvernement tchadien a pris des mesures pour faire face à la crise économique et financière, causée par la chute des cours du baril de pétrole, comme avec la baisse du salaire des fonctionnaires, ou bien encore le gel des primes.Seules les écoles privées, payantes dans un pays où près de 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté, restent ouvertes.Dans ce pays enclavé d'Afrique centrale, les enseignants dans les écoles primaires touchent environ, sans les primes et les frais de transport, 200.000 francs CFA (300 euros), et 300.000 francs CFA (450 euros) par mois pour un enseignant du secondaire, selon le ministère de l'éducation.En 2018, une grève des enseignants, qui s'étaient mobilisés contre la baisse de leurs salaires, avait duré plusieurs mois.
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