Les gouverneurs ont été reçus à leur tour par le président Tshisekedi dans le cadre des "consultations" qu'il a lancées le 2 novembre pour surmonter la crise avec ses partenaires de la coalition, les fidèles de l'ex-président Kabila.Les gouverneurs ont suggéré à l'actuel président "de réfléchir profondément sur la possibilité de renforcer la coalition", a déclaré à la presse leur porte-parole Richard Muyej (Lualaba), à l'issue de leur rencontre avec le président Tshisekedi.Comme la plupart des gouverneurs, M. Muyej est membre du Front commun pour le Congo (FCC) pro-Kabila, majoritaire au Parlement et dans la plupart des 26 provinces."L'union sacrée" voulue par le chef de l'État doit représenter un "nouvel élan pour le renforcement de la cohésion nationale de manière à réduire les risques de choc politique", a ajouté le gouverneur."Nous sommes aussi d'accord qu'il ne s'agit pas d'une stratégie pour consolider un camp contre un autre, ou pour minorer (affaiblir) un camp contre un autre", a-t-il mis en garde."Faisons confiance à la sagesse du chef de l'état", a glissé M. Muyej entouré d'une quinzaine de ses homologues des autres provinces.Le propre frère de M. Kabila, Zoe Kabila, gouverneur de la province du Tanganyika, figurait dans la délégation des gouverneurs reçue vendredi par M. Tshisekedi.D'autres interlocuteurs du président Tshisekedi comme les intellectuels catholiques du Comité laïc de coordination (CLC) lui ont au contraire suggérer de dissoudre la coalition.Les marges de M. Tshisekedi sont cependant étroites. Le FCC est largement majoritaire à l'Assemblée (plus de 300 députés sur 500) et au Sénat (plus de 90 sénateurs sur 109).
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