La cour d'appel de Paris a annoncé jeudi, à l'issue de sept semaines d'audience, qu'elle rendrait le 29 avril son arrêt dans le procès de l'Angolagate auquel ont comparu une vingtaine de prévenus, dont Charles Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone.
"La cour met sa décision en délibéré, elle rendra son arrêt le vendredi 29 avril à 09H00", a déclaré le président Alain Guillou, à l'issue des ultimes plaidoiries de la défense et derniers mots des prévenus dans cette affaire tortueuse de vente d'armes doublée d'un imbroglio politico-financier remontant aux années 90.
Cette vente d'armements de l'ex-bloc soviétique à l'Angola, pays pétrolier d'Afrique australe alors en pleine guerre civile, a été jugée illicite par l'accusation et le tribunal de première instance, parce qu'elle n'avait pas fait l'objet des autorisations nécessaires.
Les deux hommes d'affaires Pierre Falcone, 56 ans, et Arcadi Gaydamak, 58 ans, franco-israélien d'origine russe, principaux artisans de la vente, condamnés à 6 ans de prison ferme, estiment en revanche que la vente était légale.
Le parquet a requis la même peine de 6 ans ferme à leur encontre en appel.Leur défense a plaidé la relaxe.
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua est quant à lui poursuivi dans un volet connexe du dossier: un présumé trafic d'influence pour la remise d'une médaille à Arcadi Gaydamak.Il a été condamné à 3 ans de prison dont 1 ferme.Trois ans avec sursis ont été requis en appel contre lui.
La plupart des 14 autres prévenus sont poursuivis pour "recel d'abus de biens sociaux", accusés d'avoir perçu pots-de-vin et commissions indues de la part de Pierre Falcone.
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