Des "dizaines" de manifestants soudanais réclamant plus de libertés politiques au Soudan ont été torturés ces dernières semaines, a affirmé vendredi l'organisation américaine de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), qui cite aussi des cas de viol.
Les mauvais traitements ont eu lieu à la suite d'arrestations massives fin janvier à Khartoum et dans la ville voisine d'Omdurman, d'après les témoignages recueillis par l'ONG.
Un mouvement de grogne politique et sociale a provoqué des manifestations sporadiques dans le nord du Soudan depuis janvier, mais les forces de sécurité continuent de contrôler étroitement la capitale.
Selon HRW, "des membres des forces de l'ordre ont retenu plusieurs dizaines de personnes pendant des semaines" dans un immeuble de bureau, "certains dans des cages de fortune".Les détenus, dont certains n'avaient pas plus de 18 ans, ont été battus, privés de sommeil, soumis à des décharges électriques, et ont aussi subi des menaces de mort.
De même source, au moins 13 personnes, dont 4 journalistes, resteraient détenues dans ces conditions.
HRW fait également état de "violences sexuelles et de harcèlement" visant des manifestantes, et cite le viol de la militante Safia Ishaq, qui a elle-même rapporté sur internet avoir été battue, puis violée, par deux membres des forces de sécurité le 13 février.
L'ONG soudanaise Sudan Democracy First avait affirmé le 23 février que des dizaines de femmes avaient été victimes de violences sexuelles à Khartoum.Les violences auraient été infligées dans le cadre d'une nouvelle stratégie de répression de l'opposition.
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