Dans ce document, les experts demandent aussi que le Conseil de sécurité, qui doit se pencher en décembre sur les dispositions coercitives à l'égard du Soudan du Sud, "prenne des mesures pour faire en sorte qu'il soit mieux appliqué".Ils soulignent notamment que l'Ouganda s'est rendu coupable de "violations de l'embargo sur les armes" lorsque les Forces de défense populaires ougandaises ont pénétré cette année en territoire sud-soudanais, notamment le 27 octobre."Le réapprovisionnement en armes et en munitions des forces de sécurité gouvernementales ou des groupes armés non étatiques (...) ferait peser une menace supplémentaire sur les civils et mettrait en péril la paix et la sécurité au Soudan du Sud", font valoir les experts dans leur rapport.Ils notent en particulier que les signataires de l'accord de paix de 2018 n'ont pas honoré leurs engagements de le mettre en oeuvre.Dans un communiqué lundi, l'ONG Amnesty international avait réclamé que l'embargo sur les armes soit maintenu "après la recrudescence de violences contre des civils en 2020".La mise en oeuvre de l'accord de 2018 "est pratiquement au point mort" et le gouvernement a de moins en moins de moyens financiers pour le concrétiser, affirment aussi les experts de l'ONU.Ils signalent à nouveau que "des armes provenant de stocks gouvernementaux ont été détournées pour approvisionner des milices et d'autres groupes armés non étatiques". Les experts réclament aussi l'imposition de "sanctions ciblées aux chefs militaires qui ont fait obstacle aux activités des missions de maintien de la paix et des missions diplomatiques déployées par la communauté internationale, ainsi qu'à l'acheminement et à la distribution de l'aide humanitaire".Le Soudan du Sud a été le théâtre pendant six ans d'une guerre civile qui a fait quelque 380.000 victimes et qui s'est officiellement terminée par la création en février dernier d'un gouvernement d'union nationale.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.