"L'inquiétude grandit d'heure en heure", a déclaré lors d'un point de presse à Genève le porte-parole du HCR, Babar Baloch."Les camps devraient maintenant être à court de biens alimentaires, ce qui rend plus réelle la menace de faim et de malnutrition", a-t-il ajouté, soulignant que cela le HCR mettait en garde contre ce danger depuis près d'un mois.Il a aussi indiqué que l'agence recevait des informations non confirmées selon lesquelles les camps de réfugiés au Tigré étaient le théâtre "d'attaques, d'enlèvements et de recrutement de force".Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a lancé le 4 novembre une opération militaire contre le Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), parti qui dirigeait cette région du Nord du pays et défiait son autorité.Les combats ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir soit ailleurs en Ethiopie soit à traverser la frontière avec le Soudan.Le nombre de réfugiés pourrait atteindre les 200.000 dans les six prochains mois d'après l'ONU.Le HCR avait déjà exprimé vendredi son inquiétude pour les civils qui sont dans la capitale régionale du Tigré, Mekele, ainsi que pour les 96.000 réfugiés érythréens qui sont logés dans 4 camps dans la région.L'accès humanitaire à ces 4 camps a été coupé depuis le début des combats.
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