Les deux pays ont signé à cette occasion "un mémorandum d'entente" instituant "un dialogue stratégique sur les relations bilatérales et les questions politique et de sécurité globale", selon la partie italienne.Ils ont développé un "partenariat solide" dans les secteurs économique et commercial, s'est félicité M. Di Maio à l'issue d'un entretien avec son homologue algérien Sabri Boukadoum.Le ministre italien a toutefois souhaité que son pays "diversifie les domaines de coopération avec l'Algérie, autres que le secteur des hydrocarbures", selon l'agence de presse officielle algérienne APS.Il a évoqué notamment les infrastructures, les petites et moyennes entreprises (PME), l'innovation technologique, l'agro-industriel et les télécommunications.M. Di Maio a rencontré également le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad. "Grande satisfaction pour l'excellente collaboration et confiance dans le renforcement des relations bilatérales", a tweeté le ministre italien, dont c'était la deuxième visite à Alger depuis le début de l'année.Le secteur des hydrocarbures tient une place importante dans la relation économique algéro-italienne grâce notamment au groupe pétrolier italien Eni, présent depuis 1981 en Algérie, où il se présente comme le premier partenaire du géant algérien des hydrocarbures Sonatrach dans les domaines pétroliers et gaziers.Il gère avec Sonatrach le gazoduc TransMed qui relie l'Algérie à l'Italie, par la Tunisie.M. Boukadoum a aussi fait part d'un accord sur le dialogue bilatéral et la coopération visant à développer un "véritable partenariat" entre Alger et Rome.Les discussions ont également porté sur la situation dans le bassin méditerranéen, marquée par le phénomène de l'immigration clandestine, selon M. Di Maio qui a rappelé "l'importance qu'accorde l'Italie au problème des flux migratoires irréguliers et sa volonté de renforcer sa collaboration avec l'Algérie pour faire face à ce fléau".Selon un récent rapport de l'agence européenne Frontex, portant sur les cinq premiers mois de l'année 2020, le nombre de migrants en Méditerranée occidentale s'est élevé à plus de 3.700, dont la moitié étaient d'origine algérienne.En outre, la recrudescence des départs de clandestins d'Algérie et de Tunisie a été accentuée par la pandémie de Covid-19.
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