Présidentielle en Centrafrique: l'ex-chef de l'Etat François Bozizé "accepte" l'invalidation de sa candidature

Infos. L'ancien chef de l'Etat centrafricain François Bozizé a annoncé mardi qu'il acceptait l'invalidation de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre, demandant à l'opposition de s'unir derrière un candidat unique pour battre le président sortant Faustin Archange Touadéra.

Présidentielle en Centrafrique: l'ex-chef de l'Etat François Bozizé "accepte" l'invalidation de sa candidature
Revenu en Centrafrique en décembre 2019 après sept années d'exil, François Bozizé apparaissait comme le principal challenger du président Faustin Archange Touadéra, élu en 2016, et qui brigue un second mandat face à une opposition dispersée.Visé par un mandat d'arrêt délivré par la justice centrafricaine après sa chute en 2013 et placé sous sanction de l'Onu en 2014, François Bozizé été exclu du scrutin par la Cour constitutionnelle qui a invalidé sa candidature le 3 décembre au motif qu'il ne respectait pas la règle de "bonne moralité" imposée aux candidats par le code électoral.François Bozizé a déclaré mardi avoir accepté de se "plier sans réserve au verdict de la Cour constitutionnelle" actant son invalidation. "Même si nous savons tous dans quelles conditions il a été arraché" a-t-il ajouté dans un communiqué, confirmé auprès de l'AFP par Séverin Vélé Faimandi, porte-parole du KNK, le parti de M. Bozizé.François Bozizé a également appelé les leaders de la COD 2020, la plateforme regroupant les partis d'opposition dont il est le président en exercice, à désigner "au sein de notre coalition un candidat unique de consensus, choisi en raison de ce qu'il dispose de la base électorale la plus étendue et de moyens financiers conséquents disponibles".La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après qu'une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013. Les affrontements entre Séléka et milices chrétiennes et animistes "antibalaka" ont fait des milliers de morts entre 2013 et 2014.Depuis, la guerre a évolué en un conflit de basse intensité, où les groupes armés se disputent le contrôle des ressources du pays, bétail et minerai principalement, tout en perpétrant régulièrement des exactions contre les populations civiles.

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