"Mon pari à moi, c'est qu'au dernier trimestre 2021, je ramène toutes les populations déplacées dans leurs villages pour qu'elles se livrent à leurs activités économiques et que nous en terminions avec cette situation qui dure depuis sept ans", affirme M. Bazoum, ancien ministre de l'Intérieur et dauphin désigné du président sortant Mahamadou Issoufou. La région de Diffa (sud-est du Niger) accueille 300.000 réfugiés nigérians et déplacés nigériens, selon l'ONU, ayant fui les attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram. D'immenses camps jalonnent la route nationale qui traverse la région.A l'initiative de M. Bazoum, le Niger a intégré 500 jeunes de la région dans la Garde nationale, qui, après formation, y seront déployés dans les prochains jours. L'objectif est qu'ils apportent des renseignements aux militaires grâce à leur connaissance de la "langue et du terroir", qu'ils mettent leur connaissance du terrain à profit lors de combats, mais aussi que les populations ne soient pas hostiles aux troupes souvent perçues comme des forces étrangères. "Plus vous recrutez d'éléments qui sont capables de s'adapter au terroir, moins vous avez de risques de découragement", assure M. Bazoum. Il souligne aussi l'importance d'éviter que les camps de réfugiés deviennent des repaires de jihadistes, un phénomène déjà constaté par des sources sécuritaires faisant état d'infiltrations de combattants de Boko Haram."Si nous gardons plusieurs centaines de milliers de personnes qui produisent beaucoup de jeunes qui grandissent dans des camps et qui n'ont pas d'activité, il y a le risque que ces jeunes-là versent dans le banditisme et même dans le jihad. C'est un danger pour nous et l'Etat du Nigeria. Je compte mobiliser nos frères du Nigeria pour que nous mettions fin à cette situation de personnes nombreuses déplacées et réfugiées le long de la route nationale", a-t-il ajouté. Une attaque contre le village de Toumour, à une cinquantaine de kilomètres de Diffa, le 12 décembre à la veille des élections municipales et régionales, revendiquée par Boko Haram, avait fait 34 morts.Quelque 7,4 millions de Nigériens sont appelés aux urnes dimanche pour la présidentielle, pour laquelle l'armée va déployer un dispositif exceptionnel, selon des sources sécuritaires.
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