Les 22 organisations dont la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme et l'Organisation contre la torture en Tunisie ont condamné "l'utilisation de la justice pour persécuter cet éminent universitaire et écrivain marocain" pour une affaire "politique" et "injuste".Elles ont demandé sa libération.M. Monjib a été mis mardi en détention provisoire à la prison d'El Arjat, dans la banlieue de Rabat.Début octobre, l'écrivain avait été suspecté de "blanchiment de capitaux" après la saisie du ministère public par une unité spécialisée pour "un inventaire de transferts de fonds importants et une liste de biens immobiliers" qui "ne correspondent pas aux revenus habituels déclarés par M. Monjib et des membres de sa famille". Le défenseur des droits humains, âgé de 60 ans, avait alors affirmé sur sa page Facebook que les faits n'étaient "pas nouveaux" et figuraient déjà dans l'acte d'accusation d'un procès pour "malversations financières" et "atteinte à la sécurité de l'Etat", ouvert en novembre 2015 et plusieurs fois reporté depuis. "Je suis innocent", avait ajouté cet écrivain, affirmant que le but de ces poursuites étaient de le sanctionner à cause d'une récente déclaration à la radio dans laquelle il parlait du "rôle de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST, renseignement intérieur) dans la répression des opposants et la gestion des affaires politiques et médiatiques au Maroc".Dans le cadre du procès ouvert en 2015, M. Monjib est poursuivi avec six autres journalistes et militants des droits humains.Maati Monjib a déjà reçu le soutien de plusieurs organisations internationales de défense des droits humains qui ont demandé l'abandon des charges.
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