Le procès pour corruption de l'ancien président du Malawi Bakili Muluzi, l'un des rares procès pour ce chef d'accusation impliquant un chef d'Etat africain, s'est ouvert mardi à Blantyre après plusieurs ajournements.
M. Muluzi, qui a dirigé le Malawi de 1994 à 2004, et son ancienne assistante personnelle Liness Whisky, sont accusés d'avoir détourné 12 millions de dollars (8,6 millions d'euros) de fonds provenant de l'aide internationale.Ils plaident tous les deux non coupables.
L'un des cinq avocats de l'ancien chef d'Etat a tenté de faire valoir que l'état de santé de son client ne lui permettait pas de suivre son procès.
"Il souffre énormément.Il serait risqué pour lui de participer au procès dans son état", a affirmé l'avocat, Kalekeni Kaphale.Il a estimé que soumettre M. Muluzi a un procès plutôt que l'envoyer se soigner à l'étranger pouvait être qualifié de "torture".
M. Muluzi, 68 ans, vêtu de noir et paraissant mal à l'aise, est arrivé au tribunal en s'appuyant sur une canne.Il a semblé suivre attentivement l'audience depuis le banc des accusés.
La justice avait ouvert contre lui le dossier de corruption en 2006 mais les charges avaient été abandonnées.En février 2009, l'ancien président avait été à nouveau mis en examen et laissé en liberté conditionnelle dans l'attente du procès.
Le gouvernement a refusé à M. Muluzi la permission de se rendre en Afrique du Sud pour soigner des problèmes de dos pour lesquels il a déjà été opéré plusieurs fois, au motif qu'il fallait d'abord déterminer s'il pouvait être traité au Malawi.
Le juge Maclean Kamwambe a indiqué que le procès serait suspendu au cas où l'ancien président nécessiterait des soins médicaux.
Le chef du bureau anti-corruption du Malawi, Alex Nampota, a annoncé que l'Etat prévoyait de citer 35 témoins.
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