Des villageois et une association de défense de l'ethnie peule affirment qu'une frappe aérienne, dont certains affirment qu'elle a été menée par hélicoptère, a tué une vingtaine de personnes lors d'un mariage dans le village de Bounti le 3 janvier.Les autorités françaises et maliennes martèlent que les avions de chasse français ont visé et éliminé des dizaines de jihadistes et qu'il n'y avait ni mariage, ni femmes, ni enfants."Face à cette confusion", la FIDH et l'AMDH réclament dans un communiqué une "enquête indépendante, approfondie et impartiale". "Seule une commission d'enquête ad hoc et indépendante peut aider à faire toute la lumière sur ce qu'il s'est passé", dit Me Drissa Traoré, secrétaire général de la FIDH, cité dans le document.Cette commission pourrait être placée sous l'égide de la division des droits de l'Homme et de la protection de la Minusma, la mission de l'Onu au Mali, ont précisé la FIDH et l'AMDH.Une enquête a déjà été ouverte par la Minusma.Cette frappe a eu lieu dans le cadre d'une opération antijihadiste conjointe entre la France, le Mali et la Force conjointe du G5 Sahel menée depuis début janvier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso.
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