"Le pape a maintes fois plaidé pour le dialogue dans les régions anglophones. La visite de son émissaire est assez significative. Il a choisi d'aller à Bamenda (...) pour donner un message de paix et d'amour", a déclaré mardi à l'AFP Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, estimant que le "symbole est très fort".Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du pays sont en proie depuis plus de trois ans à un sanglant conflit entre des groupes armés, qui réclament l'indépendance de ces deux régions peuplées principalement par la minorité anglophone camerounaise, et les forces de sécurité.Les civils sont fréquemment victimes de crimes et d'exactions des deux camps, selon des ONG internationales et l'ONU. Ce conflit a fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile."Le pape est parfaitement conscient des difficultés que vous avez rencontrées ces dernières années et que vous subissez toujours", a déclaré dimanche à l'occasion d'une messe à Bamenda le cardinal Parolin, numéro deux du Vatican, implorant le "réconfort du Seigneur, en particulier pour ceux qui ont été victimes de violences ou qui, dans cette crise, ont perdu amis et êtres chers".Le pape François, a poursuivi le cardinal, a exprimé son désir "pour la paix et la réconciliation". Le gouvernement était officiellement représenté durant la messe par Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général à la présidence de la République. Mgr Andrew Nkea Fuanya, archevêque de Bamenda, a de son côté salué dimanche cette visite du cardinal Parolin, "première autorité étrangère à rencontrer les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun depuis le début de la crise".
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