Des accords pour solder les poursuites lancées devant la justice britannique ont été annoncés par le cabinet Leigh Day, qui défendait les plaignants, et la société.Dans un communiqué, Camellia, groupe coté à la bourse de Londres, a indiqué que les règlements de plaintes liés à ses sociétés Kakuzi au Kenya et EPM au Malawi lui avaient coûté 4,6 millions de livres pour les réclamations au Kenya et 2,3 millions de livres pour les réclamations au Malawi, soit un total de 6,9 millions de livres (un peu moins de 8 millions d'euros).Au Malawi, 36 femmes travaillant dans des plantations de thé avaient lancé une action devant la Haute Cour de Londres en octobre 2019, expliquant avoir été victimes de viols et de harcèlement sexuel alors qu'elles travaillaient pour Eastern Produce Malawi (EPM), une filiale indirecte de Camellia.En octobre dernier, Leigh Day avait annoncé avoir intenté une action devant la Haute Cour de Londres au nom de dizaines de Kényans qui reprochaient à Kakuzi, filiale à 50,7% de Camellia, des "violations systémiques des droits de l'Homme".Les plaignants, parmi lesquels d'anciens employés de Kakuzi et des habitants locaux, disent avoir subi entre 2009 et 2020, de la part des gardes de sécurité de l'exploitation dans le centre du pays, "des abus graves", dont des viols, des séquestrations et des homicides.Leur action était soutenue par la Commission kényane des droits de l'Homme et un centre de recherche néerlandais sur les multinationales (Somo). Kakuzi avait dénoncé à l'époque "une campagne de dénigrement", et assuré "ne cautionner aucun comportement ni activité criminels de la part d'aucun de ses employés et avoir, à cette fin, saisi le Parquet (kényan) afin qu'il enquête" sur ces allégations "et prenne des mesures conformément à la loi".Selon le cabinet Leigh Day, dix femmes ont été violées par des gardes, dont "certaines sont tombées enceintes et ont contracté le VIH", et un homme accusé d'avoir volé des avocats a été battu à mort en mai 2018.Le cas de cet homme a été signalé aux autorités et fait l'objet d'une enquête, avait affirmé Kakuzi expliquant avoir réglé, avec le représentant légal de la famille nommé par un tribunal kényan, la partie civile de l'affaire.
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