Algérie: peine de prison pour un militant accusé "d'apologie du terrorisme"

Infos. Un militant du mouvement de protestation antirégime en Algérie, accusé d'"apologie du terrorisme", a été condamné dimanche à sept ans de prison ferme par un tribunal de Ouargla, dans le sud algérien, a indiqué un association de défense des détenus d'opinion.

Algérie: peine de prison pour un militant accusé "d'apologie du terrorisme"
"Condamnation à 7 ans de prison ferme contre Ameur Guerrache", annonce le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.Selon l'association, Ameur Guerrache a notamment été condamné pour "apologie du terrorisme", "incitation aux actes terroristes", "atteinte au président de la République" et "incitation à attroupement".Le parquet avait requis 10 ans de prison ferme.Arrêté chez lui le 1er juillet 2020, M. Guerrache, 31 ans, présenté comme un militant et poète, est "l'un des plus grands animateurs du mouvement (de protestation) à Mekhadma depuis plusieurs années", précise le CNLD.Le mouvement Mekhadma tire son nom d'un quartier déshérité de la ville de Ouargla, où en juin dernier des centaines de personnes avaient protesté pacifiquement contre leurs conditions de vie ainsi que leur marginalisation et exclusion du développement local.Ouargla est la capitale d'une wilaya (préfecture) riche en hydrocarbures, où se trouvent nombre de gisements, dont celui de Hassi Messaoud. Mais c'est aussi une ville où le taux de chômage des jeunes est élevé.Selon l'agence officielle APS, les services de la police judiciaire avaient retrouvé une vidéo de plus d'une heure dans laquelle M. Guerrache publiait en direct sur son compte Facebook "des prêches haineux". "Le mis en cause, qui avait fait circuler également des appels à attroupement et des images d'armes de guerre, a été neutralisé (ndlr: arrêté) à son domicile où ont été découverts une caméra et un téléphone mobile contenant la photo d'un terroriste", ajoute l'APS, sans identifier l'accusé.Le ministère algérien de la Justice a annoncé récemment qu'un total de 59 détenus d'opinion avaient été libérés après l'annonce d'une grâce accordée par le président Abdelmadjid Tebboune le 18 février.Mais, dans le même temps, les condamnations se poursuivent devant les tribunaux. Quelque 700 personnes ont été interpellées en Algérie lors des marches du mouvement de protestation populaire du Hirak vendredi avant d'être toutes relâchées, selon des organisations de défense des droits humains.

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